Air chinois

Flirt dans un jardin chinois

Cahier Découverte

Dans le jardin d'un temple chinois, 1923
Albert KETELBEY
Anglais, Moderne

Ce poème symphonique décrit des scènes de la vie quotidienne au cœur de la Chine :
- Les incantations des prêtres
- L'histoire de deux amoureux
- Un cortège bruyant
- Une querelle de rue
- Le retour au calme scellé par les frappes solennelles du gong.

Moo Lee Vha

Cahier Découverte

Turandot, 1926
Giacomo PUCCINI
Italien, Moderne

Il y a longtemps, à Pékin, la cruelle princesse Turandot refuse de se marier. Elle impose à ses prétendants des énigmes : s'ils échouent, c'est la mort !
Mais le prince Calaf réussit !
Face au désespoir de Turandot qui refuse de l'épouser, Calaf lui propose un pacte : si elle découvre son nom avant l'aube, il acceptera de mourir.

Cours 3c CEM - La Fugue

On trouve des œuvres fuguées de la Renaissance à aujourd’hui.

Depuis la fin du Moyen-âge, les compositeurs écrivent des musiques en se servant de mélodies de base (un motif connu - une hymne religieuse, une chanson... ou inventé), réparties aux différentes voix/instruments.

Le contrepoint, c’est la technique de composition qui consiste à superposer des lignes mélodiques. Chaque voix est indépendante et interagit avec les autres.


Ce genre de pièce de musique aura différents noms entre le XVIe et le XVIIIe s. : ricercar (recherche), canon, canzone, fantaisie, invention, fughetta, fugato, jusqu'à la fugue qui aura sa propre forme définie. Leur point commun est de baser la musique sur un motif de départ :
À l’époque Baroque, cette façon de composer est très répandue et sera typique du style de cette époque. 
Dans une fugue, le motif de départ s'appelle le sujet. La première entrée en imitation est souvent transposée à la quinte et s'appelle la réponse.

Plan-type d’une fugue
On ne trouve pas forcément tous les éléments, mais cela commence toujours par les entrées successives de toutes les voix (exposition).

- Exposition : Entrées successives de toutes les voix ; sujet et réponse alternativement. Chaque nouvelle entrée est accompagnée d’un contre-chant appelé contre-sujet. 

- Divertissement : Entre les passages en entrées (sujet-réponse), on trouve des transitions qui modulent dans d’autres tonalités, souvent en marche d’harmonie.

- Promenade dans les tons voisins, alternance d'expositions (sujets/réponses) et de passages de divertissements. On trouvera souvent une exposition du sujet (et réponse) au ton relatif. Une pédale de dominante peut amener à la Strette.

- Strette : dernière exposition dans la tonalité de départ en rapprochant les entrées du sujet, avec parfois une pédale de tonique finale.

Exemple avec les entrées successives de cette courte fugue de MUFFAT :
  Quand il y a des petites modifications dans l'imitation (intervalle ou rythme différent), on appelle cela des mutations (ici entourées) :


Autre exemple :


Analyse du Contrepoint n°3 de "l'Art de la fugue" de J.S. BACH :
Version cordes :
Version cuivres :

(cliquer sur les partitions pour voir apparaître l'analyse)


Sans être de "vraies fugues", on trouve aussi des mouvements de sonate fugués :
Exemple : Sonate No. 1 en si mineur, BWV 1014. IV. Allegro :
Et son analyse :

Exemple d'une fugue au XXè siècle, avec Chostakovitch qui rend hommage à J.S.Bach :
Tous les éléments d'une fugue y sont, respectant même les modulations attendues (tons voisins), mais dans un style moderne, entrechoquant les couleurs tonales et intervalles dissonants :


Devoir pour le samedi 3 octobre :
- Analyser le ricercar n°5 de Froberger (page 11 du pdf): indiquer les sujets/réponses.

Devoir pour le samedi 7 novembre : 
- Analyser la fugue X de J.S. BACH : indiquer les sujets/réponses et les passages de divertissement.

Une autre version :

Les axes d'un commentaire d'écoute

- Effectif :
Instruments ? voix ? Instrument rare ? Electronique ?... Lister.
Formation : Soliste ? Musique de chambre (duo, trio, quatuor...) ? Orchestre symphonique (baroque, classique, romantique...) ? Chœur (enfants, a capella, mixte, voix égales...) ?...

- Caractère :
Ambiance ? Sentiments ? Effets dramatique (Silences, percussions...) ? Dimension Rythmique ? Mélodique ? Relation texte-musique si chant ?

- Forme :
Déroulement musical, thèmes/motifs qui reviennent ? Variations ? Reprises ? Structure (ABA...) ? Musique répétitive ? Introduction, transitions, développements, coda... ? Faire un schéma.

- Matériau :
= Vocabulaire,
Figures de style.
Tempo ? Musique méditative ? Dynamique ?
Phrasé des thèmes (lié, détaché, intervalles expressifs, ambitus, point culminant, courbe mélodique...) ?
Ostinato ? Contrepoint (imitations des motifs, écriture fuguée...) ?
Homorythmie ? Variations ? Unisson ? Ornementation ?
Modes de jeu : pizz, sourdines, instrument mis en valeur ?

- Langage :
= Alphabet,
Grammaire.
Contextuel de l’époque : Médiéval ? Renaissance ? Baroque ? Classique ? Romantique ? Moderne ? Contemporain ? Traditionnel ? Jazz ?...
Musique tonale (on peut dire si c’est La Majeur/ fa mineur etc.) ? Harmonies simples ou complexes ? Impressions ? Cadences définies ?
Musique modale (autres échelles que tonale, par exemple : mode par tons, mode andalou, mode grégorien, mode pentatonique) ?
Goût pour l’exotisme (Espagne, Russie, Chine, jazz...)
Musique atonale (hors système tonal, dissonances accrues, masses sonores...) ?

- Genre :
= où le classer dans une médiathèque ?
Situer par rapport à l’effectif, la forme et le langage :
Vocal / Instrumental.
Sacré / Profane.
Savant / Populaire.
Musique pure / Musique descriptive.

Symphonie ? Poème symphonique ? Opéra ? Ballet ? Air ? Sonate ? Cantate ? Prélude ? Fugue ? Nocturne ? Danse (Valse, Menuet...) ?...

- Epoque :
Situer par rapport à l’effectif, la forme et le langage.
Nommer une période en précisant si début, milieu ou fin de la période.
Proposer une fourchette historique (« entre 1850 et 1900 » par exemple) et quelques noms de compositeurs.

Mais qu'est-ce que la musique ?

     21 janvier 1838

     Mais qu'est-ce que la musique ? Cette question m'a occupé hier au soir pendant des heures avant de m'endormir. C'est une étrange chose que la musique ; je dirais volontiers qu'elle est un miracle. Elle est entre la pensée et le phénomène : comme une médiatrice crépusculaire, elle plane entre l'esprit et la matière, apparentée à tous deux, et pourtant différente de tous deux ; elle est esprit, mais esprit qui a besoin de la mesure du temps : elle est matière, mais matière qui peut se passer de l'espace.
     Nous ne savons pas ce qu'elle est. Mais ce qu'est la bonne musique, nous le savons, et mieux encore nous savons ce qu'est la mauvaise, car, de cette dernière, il nous en est venu davantage aux oreilles. La critique musicale ne peut s'appuyer que sur l'expérience, et non pas sur une synthèse ; elle ne devrait classer les œuvres musicales que par leurs analogies, et prendre pour règle l'impression qu'elle produit sur tout le monde.
     Rien n'est plus insuffisant que de vouloir faire des théories musicales ; ici, il y a sans doute des lois, des lois mathématiquement déterminées ; mais ces lois ne sont pas la musique, ce sont ses conditions, de même que l'art du dessin et la théorie des couleurs, ou même la palette et le pinceau, ne sont pas la peinture, mais ses moyens nécessaires. L'essence de la musique est d'être une révélation ; on ne saurait en rendre compte, et la vraie critique musicale est une science expérimentale.

Heinrich HEINE (1797-1856), poète allemand.

Frise historico-musicale

à compléter avec les périodes historiques de l'Histoire de France et les époques musicales (ligne juste en dessous). Sur les lignes suivantes seront placés les compositeurs vus en cours.